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Le 3 Avril 2007, Greenpeace a publié la 3ième édition du guide pour une high-tech responsable.

J’avais déjà évoqué les précédentes éditions dans ce billet du mois dernier.

« Quel paradoxe de voir une entreprise chinoise récente comme Lenovo prendre la tête de ce classement, tout en bas duquel stagne la marque américaine mythique Apple synonyme de modernité  » nous dit Yannick Vicaire, responsable de la campagne Toxiques de Greenpeace France.

C’est en effet du pays où finissent une grande partie des déchets électroniques mondiaux qu’est issu Lenovo, qui avait rachété en 2005 la division informatique grand public d’IBM. C’est une énorme amélioration pour ce fabricant qui était bon dernier de ce classement à la première édition et qui, aujourd’hui, est la première de ces entreprises à avoir mis en place des services de reprise et de recyclage dans tous les pays où sont commercialisés ses produits.
Nokia se fait donc ravir la première place tout en restant à une position très correcte alors qu’Apple stagne toujours en dernière position.

Source: Greenpeace

D’après un rapport de Greenpeace d’Août 2006 (mis à jour en décembre dernier), Apple, la marque informatique la plus Hype se targant du design le plus innovant de l’univers, est toujours la bête noire des écologistes.

Ce rapport évalue les plus grands fabricants de matériel informatique et mobile selon 2 critères principaux :

  • Capacité de ne pas fabriquer de produits contenant des substance polluantes dangereuses.
  • Capacité à recycler ses propres produits lorsqu’il deviennent obsolètes.

Apple se prend donc une note de 2.7 sur 10, aussi mauvaise que la précédente.

Après une campagne agressive de Greenpeace avec notamment le site greenmyapple.org et des dizaines de milliers de mails de clients envoyés à Steeve Jobs, le mythique patron de la pomme, il semblerait d’après les dernières rumeurs, que le problème soit enfin reconnu.

Ce rapport a apparemment eu un impact assez impressionnant chez certains fabricants qui ont du y voir une opportunité markéting non négligeable. La hi-tech n’est elle pas un marché particulièrement populaire chez les jeunes, eux même particulièrement préoccupé par les problèmes environnementaux.
Ainsi, quasiment toutes les marques se sont améliorées depuis Août 2006, Et c’est Motorola qui s’octroie la plus forte progression, passant de 1.7/10 à 6/10.

Reste a voir, comme se le demande Greenpeace : « who will be the first to go green ? » (qui sera le premier dans le vert ?)

A suivre …

Comment arriver a concilier high-tech et protection de l’environnement ?

La réponse est difficile. La high-tech est forcément une industrie polluante au niveau de la fabrication, mais pire, la gestion des déchets électroniques n’est pas encore vraiment une priorité.

En 2006, le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) estimait qu’entre 20 et 50 millions d’e-déchets étaient produits chaque année, soit environs 4000 tonnes par heure.

Sans parler de la consommation d’énergie. Sur son blog, le journaliste économique américain Nicholas Carr estime qu’un avatar de Second Life consomme en moyenne autant d’énergie qu’un Brésilien.

Internet est hautement energivore. Malgré des initiatives comme EnergyStar, les fabricants n’ont jamais vraiment travaillé sur la consommation électrique de leurs serveurs, dont les pires sont les machines bas de gammes, les plus vendus.
Certaines sociétés commencent malgré tout a prendre le pas. Ainsi, en Octobre dernier, Google annonçait la mise en place de panneaux solaires sur les toits de tous les bâtiments de leur campus à Mountain View dans la Silicon Valley. Générant une puissance de 1.6 mégawatts, le système permettra de générer 30% de l’électricité consommé dans les bureaux. Ce n’est pas rien lorsque l’on sait que Google compte environs 5000 employés à cette adresse.

Les fabricants ont l’air de s’y mettre aussi, par exemple HP communique sur des nouveaux serveurs plus économes en énergie.

Mais ceci n’est rien, rien de rien. L’industrie n’a que faire de la protection de l’environnement lorsqu’il faut réduire les coûts. Où ces machines sont-elles fabriqué ? Dans quelles conditions environnementales ? Quels sont exactement les matériaux ? d’où proviennent ils ? … et je ne parle même pas des conditions sanitaires et sociales des ouvriers dans certains pays.

Et oui, les temps sont durs quand on a la passion des nouvelles technologies et qu’on a envie d’être un minimum responsable.

Alors il faut en parler, je vais m’y atteler ici même avec une nouvelle catégorie « Recyclage high-tech« 

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