Encore une étape de franchit dans la démocratisation de l’écologie. Il est bien loin le temps où l’écolo de base portait une veste en laine de mouton et un bonnet péruvien en faisant du stop en bord de route. La mode éthique commence à percer avec des marques telles que Veja ou Misericordia et grâce à des initiatives telles que l’Ethical fashion show. La tendance se fait rattraper, on peut enfin porter du bio sans passer pour un « pec », c’est pas trop tôt !
Mais il restait par contre un dernier problème pour les inconditionnels de la sortie night-club version chaîne en or qui brille. Et oui, aller chercher les copines en Prius, c’est plutôt la honte, on dirait la voiture à papa et en plus elle consomme toujours du pétrole, bof…
Heureusement, les Américains sont là, et comme d’habitude, ils ont fait dans le gros. TeslaMotors, une société Californienne, est à l’origine d’un petit Roadster à faire baver les matuvus sur le parking du Macumba. 100 % électrique, donc pas hybride, il a 4 roues motrices, une autonomie de 400 km et passe de 0 à 96 km/h en 4 secondes. Pour ceux qui n’y connaissent pas grand chose, je me suis renseigné, ce sont des performances dignes de vraies voitures de sport. Mais à la différence des autres, celle ci est, en plus, totalement silencieuse.
TeslaMotors serait donc à l’origine d’une nouvelle génération de batteries pour voiture, bien plus puissantes et d’une autonomie proche du plein d’essence.
Le nom de la société est bien trouvé car Nikola Tesla, scientifique de génie du début du 20ième siècle, pionnier du courant alternatif, a aussi réalisé des travaux très controversés sur ce que les initiés appellent l’énergie libre, qui serait une source d’énergie infinie.
Et (et heureusement quand même !) plus d’énergie renouvelable.
Et, en fait, plus de nucléaire aussi…
Allez dire aux 3 milliards d’habitants des pays émergents : consommer moins, roulez à vélo, n’utilisez pas de machine a laver, ils vous riront au nez !… ils en sortent à peine :)
Allez dire la même chose aux 1 milliards d’habitant du G7, ils vous riront au nez !…t’es dingue ou quoi ?
N’oublions pas que depuis la fin de la guerre froide, c’est la maitrise de l’énergie qui est à l’origine de la plupart des guerres.
Alors en attendant de se prendre un de ces murs qui nous attend forcément, regardons ce qu’il se passe de ce coté, celui de l’énergie.
Dans cet article de la Chronique Agora Edito matière première, Ne dites pas encore au revoir à votre Range Rover, on peut lire a quel point l’exploitation du Gaz de Schiste a boosté l’économie US. Sur les 3% de croissance du PIB US estimé en 2012, environ 1% serait dû au gaz de schiste. C’est juste énorme, le prix de l’unité de gaz a chuté, de 8$ en 2008 à 2,45$ à l’heure ou j’écris ces lignes.
Que voulez vous, sans énergie, sans matières premières, je n’aurais pas l’ordinateur, le serveur web et le réseau d’information me permettant de diffuser cet article, et vous de le lire. Le monde est fou :)
Bonne journée a tous.
Exploitation des sables bitumineux, Alberta, Canada
Cela semble extrêmement rebutant, et pourtant, si on dé-zoomme complètement et qu’on arrive à comprendre les quelques bases, quelques faits extrêmement importants sautent aux yeux.
Je m’intéressais à la bulle immobilière depuis 2006 mais le déclic a été pour moi le fameux documentaire de Paul Grignon qui a fait le tour du web ces derniers mois. http://bankster.tv/
Ce film semble contenir quelques inexactitudes et quelques omissions (vous trouverez sur le web des critiques intéressantes qui vous permettrons de vous faire votre propre idée) mais dans l’ensemble, il est largement diffusable a qui veut bien essayer de comprendre le système dans lequel nous vivons. En tout cas, il vulgarise un système inconnu de 99,9% de la population.
Je vous conseille de regarder ce reportage avant de poursuivre cette lecture.
De la fin de la seconde guerre mondiale (les accords de Bretton woods) jusqu’a 1971, le $ et les grandes devises mondiales étaient basées sur un étalon OR. En gros, les banques centrales ne pouvaient pas emmètre plus de monnaie papier que la quantité d’or possédée par ces même banques. Ces devises avaient donc un taux de change fixe. Par exemple, si on voulaient changer des $ en francs ou vice-versa, le cours était toujours le même jour après jour.
C’est Nixon en 1971 qui décide de sortir cet étalon. Les autres grandes monnaies suivront immédiatement. Les taux de change deviennent alors flottant. La force ou la faiblesse d’une monnaie est alors sujette aux forces économiques en présences et à la fameuse loi de l’offre et de la demande. Ce type de monnaie (non basé sur une valeur tangible comme l’or) s’appelle la monnaie fiduciaire.
Si on considère la monnaie comme un produit classique, une matière première par exemple, on peut aisément comprendre qu’au plus il y a de monnaie, au moins cette monnaie a de valeur. On peut faire le parallèle avec un kilo de patates, si la saison a été bonne et qu’il y a beaucoup de patates, le prix baisse, et inversement si la météo a été calamiteuse, le prix augmente car la patate est plus rare.
Si il y a trop d’une monnaie, l’inflation augmente car la valeur de la monnaie baisse. On doit donc donner plus d’argent pour un kilo de patate, mais dans ce cas, non pas parce que le marché souffre d’une pénurie de patates, mais plutôt parce que le système souffre d’un surplus d’argent. Normalement, les salaires augmentent aussi car la valeur du travail restant identique d’une année sur l’autre, il doit continuer a être rémunéré a sa juste valeur, donc avec plus d’argent si la valeur de celui ci baisse.
Restons sur le $, si on regarde de prés la quantité d’argent créée et injectée dans l’économie ces 50 dernières années, on remarque une belle courbe exponentielle.
Pourtant l’inflation est plutôt contrôlé. Certes aux alentour de 10% fin 70 début 80. on est depuis longtemps grosso modo, entre 1 et 4% (Idem aux états unis). Alors qu’en 30 ans, la masse totale des $ dans le monde est passé de 1000 milliards de $ a 9000 milliard de $ (x9)
Comment expliquer ça ? C’est très simple.
Revenons a nos patates. Si il y a trop de patates mais que beaucoup de monde souhaite manger des patates, alors le prix de celle ci ne baisse pas car il y a assez d’acheteurs. Il faut donc trouver des acquéreurs de patates. Le $ étant la monnaie d’échange internationale, les principaux acquéreurs de $ ces 40 dernières années ont été les pays émergeants, Chine en tête. Ils ont acquis ces $ en vendant leurs produits. Les pays producteurs de matières premières (et surtout de pétrole) on aussi de grosses réserves en $.
La où s’arrête la comparaison avec les patates, c’est qu’elles sont des denrées périssables et non les $. Mais imaginons qu’elle ne le soient pas.
Imaginons, je suis producteur de patates, je vends mes patates, non pas aux mangeurs de patates directement mais a un intermédiaire. Je m’intéresse peu du fait qu’il arrive a les revendre ou pas. Et encore mieux, si je suis intermédiaire, je me moque bien de a qui je les achète et a qui je les revends, le chemin peut être long entre le producteur et le consommateur.
Alors si je reçois 1 $ de salaire, je le donne a un marchant pour acheter un bonbon, qui va le donner a son fournisseur pour s’en acheter 2. Le fournisseur ayant bien travaillé dépense le $ dans ses vacances, l’agence de voyage prend le $ et paye ses salariés, le salarié voir un pauvre dans la rue et lui donne un $ qui lui permet de s’acheter un sandwich …etc….etc…etc…
Tant que l’argent circule dans l’économie et qu’il permet de s’acheter des choses, il garde sa valeur. Une économie qui grossi et tourne a plein régime avec des consommateurs qui consomment, reçoivent leurs salaires, consomment, reçoivent leurs salaires..etc… est une économie qui permet de « digérer » tout l’argent neuf qui y est injecté.
A partir de là, on comprend mieux notre société de surconsommation. C’est la politique monétaire qui l’a créée. On comprend maintenant beaucoup mieux une des raisons qui fait qu’une machine a laver fabriquée durant les année 70 fonctionnait 30 ans et pourquoi aujourd’hui ces même machines ne durent que quelques années.
Afin d’éviter l’inflation, la perte de valeur des monnaies principales, la perte des parts de marchés, la perte d’argent, les industriels ont du s’aligner sur une économie en constante accélération.
Évidement, cette politique monétaire a aussi permit un gigantesque boom technologique. Si on était encore a l’étalon or, un ordinateur vaudrait peut-être 100 000€ et une voiture 1 000 000€. Seul les élites pourraient se les payer. En effet les investissements dans la recherche seraient beaucoup moins important, les matières premières plus chères …etc…
On vivrait dans un monde totalement différent.
Une chose est cependant certaine. La facture écologique de ce système sera à terme bien plus grande que toutes les masses monétaires en présence.
Les décroissants l’ont bien compris et les élites mondiales aussi.
Je vais sans doute effectuer un virage sur le contenu de ce blog. Les nouvelles technos vertes m’ont largement rattrapé. Il faudrait une armées de blogueurs pour suivre l’actualité green IT.
Cette crise dont tout le monde parle est en fait très intéressante car elle permet de comprendre a quel point le système actuel n’est pas bon, extrêmement corrompu, parfaitement injuste, extrêmement destructeur et surtout…surtout… beaucoup mieux contrôlé qu’on ne pouvait le penser.
Ces 40 dernières années nous étions dans une Ferrari, nous avons passé quelques virages (1974, 1989, 2001) mais nous avons cassé nos freins en pleine accélération, sur la dernière ligne droite (2002-2008), devant nous il y a un mur et le prochain virage est a 180 degrés.
« La crise sera longue et difficile » nous répète inlassablement le disque rayé « La voix de son maître ». Mais personne n’explique, pas même dans les grandes lignes, ce à quoi il faut s’attendre, ou, pour le moins, ce à quoi on pourrait s’attendre. La planète dispose de milliers de cerveaux sur-diplômés, sortis de ces universités dont le seul nom impose le respect, des milliers de génies capables de conjecturer sur les possibles, mais entre les réputations de carrière qui empêchent de se prononcer, et le silence radio imposé au personnel habilité, c’est un véritable calvaire que d’obtenir ne serait-ce qu’un gradient de potentialités sur l’avenir. Ceux qui se sont réellement détachés par des visions détaillées se comptent sur les doigts.
J’avoue qu’en ce moment ce n’est pas la joie. Je me suis intéressé depuis 2005 à la bulle immobilière et ses conséquences. A l’époque, le fait de parler d’une éventuelle baisse du prix des tas de briques déclenchait sourires et sarcasmes. Banquiers et agents immobiliers, maitres du jeu sur leurs pieds d’Estal, contrôlaient la conscience de notre bon peuple avec l’aide de notre JPP et de son 13H champêtre (et tous les autres bien sur).
Au cours des années 2006-2007, les informations que j’obtenais étaient déjà catastrophique. De grands économistes distillaient des rapports de plus en plus alarmistes.
Il faut bien comprendre un chose, très importante, ce qui se passe aujourd’hui était prévisible, tellement prévisible que je me demande parfois si ce n’était pas prévu..bref..
Alors pourquoi parler de cet article sur Agoravox ? tout simplement parce que je le trouve réaliste et qu’il concorde avec tout ce qu’on peut anticiper en ce moment. Ce n’est pas une question de croyance (je ne dis pas : je crois ou je ne crois pas que ça va arriver), je suis persuadé que nous y allons.
Nous rentrons dans une dépression d’une force incroyable et les actions des gouvernements n’y feront rien, ou peut-être si, amplifier la faiblesse des monnaies en continuant à emprunter des sommes folles à des pays qui finiront bien par ne plus y croire (cette semaine, l’Allemagne a eu un mal fou a boucler un prêt de 7 milliard d’€, pourtant ce n’est pas grand chose) ou tout simplement qui n’en auront même plus la capacité. Déjà la Chine et les USA sont en guerre : Qui imprimera le plus de papier monnaie. Demain des taux d’intérêts à 0%, après demain des taux d’intérêt négatifs ? Il sera plus avantageux de se torcher avec des billets qu’avec du papier toilette acheté avec ces même billets.
Et nous voila entre les 2 guerres, en pleine monté du Nazisme…
Et puis soyons réaliste, Si Obama veut investir autant dans les énergies renouvelables, c’est parce que le départ d’Irak risque de fortement réduire les gisements pétroliers accessibles aux états unis, et une armée sans pétrole n’est rien. Pour conserver l’indépendance énergétique, l’Otan va devoir considérablement moderniser son matériel.
L’année 2009 et les quelques années qui vont suivre vont être catastrophique. Contrairement à ce qu’on essaye de nous faire croire, les jeunes Grecs qui cassent des banques ne sont ni des anarchistes ultra gauchistes, ni des jeunes de quartiers sensibles, mais simplement une génération à 600€ par mois.
Je n’ai même plus vraiment le goût a parler d’écologie pour être honnête, désolé pour cet hyper pessimisme avant les fêtes mais en tant que blogueur, je me doit aussi de faire passer l’information quand elle me parait grave.
Le tout dernier et récent prix Nobel d’économie Paul Krugman est aussi un polémiste redoutable, qui, au cours des années 2001-2005 fut un des rares à dire son fait au président Bush à propos de sa politique économique et de l’Irak. Il fut aussi un des rares à prévoir l’explosion de la bulle immobilière et la crise financière qui en découle. Comme il le souligne aujourd’hui « La crise a déclenché d’énormes forces négatives dans l’économie réelle et une récession grave est probable« .
Afin de relancer la machine suite a la grande dépression de 1929, Roosevelt avait longuement tatoné et expérimenté de nombreuses pistes avant de commencer à retrouver une certaine croissance et une certaine redistribution des richesse a partir de 1933 grâce à son New Deal.
Pour Krugman, aujourd’hui la question n’est plus d’encourager l’industrie, l’agriculture intensive ou de grands travaux, mais de créer de l’emploi en rendant la planète plus vivable.
La crise que nous vivons est une chance formidable. Il faut encourager et allouer plus de ressources à l’environnement. 1929 avait donné naissance à l’état providence moderne, 2008 doit donner naissance à l’état ecolo moderne. Le new Deal ecolo !
En ce sens, il anticipe et partage peut-être l’analyse d’Eric Janszen qui prévoyait il y a quelques mois de ça, une bulle des énergies alternatives dans les prochaines années.
Il est vrai que si les matières premières (dont le pétrole fait parti) se cassent la figure depuis quelques mois sur les marchés, dû à une anticipation de la forte récession a venir, il est évident que d’ici quelques mois ou années, la tendance s’inverse et les prix de l’énergie montent à des niveaux inconnus a ce jour.
A cela 3 raisons majeures :
– Le pic pétrolier que l’on dit dernière nous depuis longtemps va finir par se faire sentir. En effet la baisse de pression des grands gisements oblige le pompage, ce qui coute beaucoup plus cher.
– La baisse des prix entraine à terme une baisse de production. L’exploitation de pétrole devenant de plus en plus en difficile, son inertie grandie. La relance ou le ralentissement de la production a un temps de retard de plus en plus important sur les besoins réels. Par exemple, l’exploitation des sables bitumineux en Alberta, Canada (40% des importations US de pétrole) n’est rentable qu’a partir de 80$ le baril (+20$ par rapport a l’an dernier). Ce qui implique que la baisse actuelle risque de voir certains exploitants les plus faibles mettre la clé sous la porte. La relance d’une exploitation intensive sera d’autant plus dure.
– La demande de plus en plus forte en énergie des pays émergents. En effet, la fin de cette crise mondiale verra dans quelques années le retour d’une croissance économique globalisée. Aucune chance pour que l’exploitation des matières première suive un tel monstre que sera devenue une économie globale avide d’énergie.
Une quatrième raison de l’envolée des prix des matières premières peut aussi passer par une période d’hyper inflation suite à une période de forte déflation (qui pourrait débuter par ce qu’il se passe en ce moment sur les matières premières). La planche a billet de nos banques centrales tournant a plein régime en ce moment, l’effet de dilution et donc la perte de valeur de la monnaie papier pourrait à terme entrainer l’économie dans une inflation galopante.
Une hausse des prix de l’énergie entraine un engouement des énergies renouvelables. Le dernier salon de l’automobile de Paris, qui a montré une belle vitrine de voitures propres, est un bel exemple de l’effet pétrole cher.
Le pétrole cher est une opportunité et cette crise une chance de changer beaucoup de choses, même si, comme pour beaucoup d’entre vous sans doute, les prochaines années m’inquiètent.
Il faut espérer que cette baisse soudaine du cours du brut ne nous fasse pas changer de cap sur les énergies propres, car il est plus que probable que dans les mois ou années qui viennent, il remonte aussi vite et bien plus haut.
Voila une initiative qui me plait bien. La première raison est la similitude avec l’aventure ekOolos.
En effet, 1milliondedvdpourlaplanete.net est une initiative personnelle. Le site est créé, financé, monté, animé par une seule et unique personne, un certains Boris Perchat, et rien que lui, oui Monsieur.
L’idée est intéressante, les CD’s et DVD’s usagés ont très un fort potentiel de valorisation. Ils sont fabriqués à base de pétrole et sont parfaitement recyclables. Le problème ? Aucune filière n’existe encore en France, seule une association (Microcolt venant de fermer) assure la collecte des galettes, c’est l’association Cdmoi, basée en Meurthe et Moselle.
1milliondedvdpourlaplanete vous propose tout simplement de conserver vos médias usagés, jusqu’au jour où, comme en Suisse en Allemagne, une filière se mettra en place en France.
Encore un petit geste simple mais très efficace. Gros bravo a Boris !