EkOolos est une initiative personnelle. L’idée est de proposer un service vraiment utile pour tout internaute voulant trouver plus rapidement et avec plus de précisions, des sites internet ayant un rapport direct avec l’écologie et l’action éthique.
Cela semble extrêmement rebutant, et pourtant, si on dé-zoomme complètement et qu’on arrive à comprendre les quelques bases, quelques faits extrêmement importants sautent aux yeux.
Je m’intéressais à la bulle immobilière depuis 2006 mais le déclic a été pour moi le fameux documentaire de Paul Grignon qui a fait le tour du web ces derniers mois. http://bankster.tv/
Ce film semble contenir quelques inexactitudes et quelques omissions (vous trouverez sur le web des critiques intéressantes qui vous permettrons de vous faire votre propre idée) mais dans l’ensemble, il est largement diffusable a qui veut bien essayer de comprendre le système dans lequel nous vivons. En tout cas, il vulgarise un système inconnu de 99,9% de la population.
Je vous conseille de regarder ce reportage avant de poursuivre cette lecture.
De la fin de la seconde guerre mondiale (les accords de Bretton woods) jusqu’a 1971, le $ et les grandes devises mondiales étaient basées sur un étalon OR. En gros, les banques centrales ne pouvaient pas emmètre plus de monnaie papier que la quantité d’or possédée par ces même banques. Ces devises avaient donc un taux de change fixe. Par exemple, si on voulaient changer des $ en francs ou vice-versa, le cours était toujours le même jour après jour.
C’est Nixon en 1971 qui décide de sortir cet étalon. Les autres grandes monnaies suivront immédiatement. Les taux de change deviennent alors flottant. La force ou la faiblesse d’une monnaie est alors sujette aux forces économiques en présences et à la fameuse loi de l’offre et de la demande. Ce type de monnaie (non basé sur une valeur tangible comme l’or) s’appelle la monnaie fiduciaire.
Si on considère la monnaie comme un produit classique, une matière première par exemple, on peut aisément comprendre qu’au plus il y a de monnaie, au moins cette monnaie a de valeur. On peut faire le parallèle avec un kilo de patates, si la saison a été bonne et qu’il y a beaucoup de patates, le prix baisse, et inversement si la météo a été calamiteuse, le prix augmente car la patate est plus rare.
Si il y a trop d’une monnaie, l’inflation augmente car la valeur de la monnaie baisse. On doit donc donner plus d’argent pour un kilo de patate, mais dans ce cas, non pas parce que le marché souffre d’une pénurie de patates, mais plutôt parce que le système souffre d’un surplus d’argent. Normalement, les salaires augmentent aussi car la valeur du travail restant identique d’une année sur l’autre, il doit continuer a être rémunéré a sa juste valeur, donc avec plus d’argent si la valeur de celui ci baisse.
Restons sur le $, si on regarde de prés la quantité d’argent créée et injectée dans l’économie ces 50 dernières années, on remarque une belle courbe exponentielle.
Pourtant l’inflation est plutôt contrôlé. Certes aux alentour de 10% fin 70 début 80. on est depuis longtemps grosso modo, entre 1 et 4% (Idem aux états unis). Alors qu’en 30 ans, la masse totale des $ dans le monde est passé de 1000 milliards de $ a 9000 milliard de $ (x9)
Comment expliquer ça ? C’est très simple.
Revenons a nos patates. Si il y a trop de patates mais que beaucoup de monde souhaite manger des patates, alors le prix de celle ci ne baisse pas car il y a assez d’acheteurs. Il faut donc trouver des acquéreurs de patates. Le $ étant la monnaie d’échange internationale, les principaux acquéreurs de $ ces 40 dernières années ont été les pays émergeants, Chine en tête. Ils ont acquis ces $ en vendant leurs produits. Les pays producteurs de matières premières (et surtout de pétrole) on aussi de grosses réserves en $.
La où s’arrête la comparaison avec les patates, c’est qu’elles sont des denrées périssables et non les $. Mais imaginons qu’elle ne le soient pas.
Imaginons, je suis producteur de patates, je vends mes patates, non pas aux mangeurs de patates directement mais a un intermédiaire. Je m’intéresse peu du fait qu’il arrive a les revendre ou pas. Et encore mieux, si je suis intermédiaire, je me moque bien de a qui je les achète et a qui je les revends, le chemin peut être long entre le producteur et le consommateur.
Alors si je reçois 1 $ de salaire, je le donne a un marchant pour acheter un bonbon, qui va le donner a son fournisseur pour s’en acheter 2. Le fournisseur ayant bien travaillé dépense le $ dans ses vacances, l’agence de voyage prend le $ et paye ses salariés, le salarié voir un pauvre dans la rue et lui donne un $ qui lui permet de s’acheter un sandwich …etc….etc…etc…
Tant que l’argent circule dans l’économie et qu’il permet de s’acheter des choses, il garde sa valeur. Une économie qui grossi et tourne a plein régime avec des consommateurs qui consomment, reçoivent leurs salaires, consomment, reçoivent leurs salaires..etc… est une économie qui permet de « digérer » tout l’argent neuf qui y est injecté.
A partir de là, on comprend mieux notre société de surconsommation. C’est la politique monétaire qui l’a créée. On comprend maintenant beaucoup mieux une des raisons qui fait qu’une machine a laver fabriquée durant les année 70 fonctionnait 30 ans et pourquoi aujourd’hui ces même machines ne durent que quelques années.
Afin d’éviter l’inflation, la perte de valeur des monnaies principales, la perte des parts de marchés, la perte d’argent, les industriels ont du s’aligner sur une économie en constante accélération.
Évidement, cette politique monétaire a aussi permit un gigantesque boom technologique. Si on était encore a l’étalon or, un ordinateur vaudrait peut-être 100 000€ et une voiture 1 000 000€. Seul les élites pourraient se les payer. En effet les investissements dans la recherche seraient beaucoup moins important, les matières premières plus chères …etc…
On vivrait dans un monde totalement différent.
Une chose est cependant certaine. La facture écologique de ce système sera à terme bien plus grande que toutes les masses monétaires en présence.
Les décroissants l’ont bien compris et les élites mondiales aussi.
Je vais sans doute effectuer un virage sur le contenu de ce blog. Les nouvelles technos vertes m’ont largement rattrapé. Il faudrait une armées de blogueurs pour suivre l’actualité green IT.
Cette crise dont tout le monde parle est en fait très intéressante car elle permet de comprendre a quel point le système actuel n’est pas bon, extrêmement corrompu, parfaitement injuste, extrêmement destructeur et surtout…surtout… beaucoup mieux contrôlé qu’on ne pouvait le penser.
Ces 40 dernières années nous étions dans une Ferrari, nous avons passé quelques virages (1974, 1989, 2001) mais nous avons cassé nos freins en pleine accélération, sur la dernière ligne droite (2002-2008), devant nous il y a un mur et le prochain virage est a 180 degrés.
Un formulaire d’inscription, une google Map, un moteur de recherche et Zou.. ! Voila une page bien pratique pour trouver les événements partout en France.
Une énorme vague, un tsunami…Voila à quoi me fait penser l’internet éthique aujourd’hui.
Pourvu que ce ne soit pas un mirage.
Quand j’ai monté le moteur de recherche, fin 2006, l’internet éthique était encore un peu vieillot. Beaucoup de site intéressants en terme de contenu certes, mais souvent pas très sexy et attrayant, peu interactifs (à part les forums classiques).
Depuis, des signes intéressants ont présagé d’un bel avenir :
- Un premier Guide d’achat – comparateur de prix éthique : eco-sapiens
Alors aujourd’hui, quoi de neuf ? petit tour d’horizon des nouveautés du Web éthique :
Je commence par monnuage.fr, site de recherche de billets d’avion…Beurk pas l’avion !! Si si, ici on continue de brûler du kérozenzenzen, mais premièrement, d’une manière très agréable (Je trouve ce site vraiment bien fait) mais surtout, deuxièmement, en découvrant en 1 clic vers actioncarbone.org le coût de compensation de votre vilaine balade.
On continue avec Goodaction, qui est très vite devenu LA référence en matière de régie pub éthique.
On avance encore avec un nième moteur de recherche qui reverse l’argent récolté a des assos : C’est doona. La nouveauté cette fois : c’est que c’est une techno Exalead, le moteur de recherche Français)
Je me dois aussi de parler de Wikio qui nous a sorti récemment un classement des blogs dans divers sujets, et il y a l’environnement bien sur. Merci de ne pas noter la chute d’ekOolos au mois de Mars, si vous croyez que c’est facile de tenir un blog à jour quand on bosse sur 3 autres projets :)
Et on termine par le comparateur de prix achetezfacile.com, qui se lance dans le shopping éthique. Et je viens d’apprendre que LeGuide allait s’y mettre aussi, sortie prévue cet été. Et dans les pures player éthique, on peut noter la sortie récente d’Inakis
Ces dernières nouvelles ne sont pas anodines, le shopping éthique serait-il en plein boom ?
Contrairement à son concurrent, Ethicle ne propose que le moteur de recherche Google, par contre le site est disponible en Anglais.
La source de revenu semble identique, chaque recherche génère quelques centimes qui sont reversés pour moitié à des associations.
Les deux sites proposent de remplacer votre moteur dans la barre de recherche du navigateur. Bien sur ça ne change rien à la qualité de vos résultats, et ça permet d’aider sans contrainte.
VeoSearch est un moteur de recherche qui n’a que 2 mois d’existence et je l’espère, un grand avenir.
Les particularités ? les voila :
- VeoSearch est un moteur de recherche qui permet de chercher en 1 clic sur 4 moteurs différents (google, yahoo, ask et MSN) (vivement Exalead :) )
- Veosearch reverse 50% des revenus a des associations ou des ONG’s qui proposent des projets spécifiques. Ils sont présentés en vidéo sur le site.
- VeoSearch propose aux utilisateurs qui s’inscrivent de suivre 5 projets et de s’informer sur leurs financements.
Ce moteur a été créé par Arthur et Guillaume, 2 passionnés, qui après de nombreuses missions humanitaires, ont décidé de mettre toutes leurs énergies au service de VeoSearch et ainsi, lever des fonds.
Il fallait bien que ça arrive. Mes rares lecteurs assidus ont du le remarquer, je ne suis plus très prolifique ces derniers temps. En effet, j’ai commencé a collaborer avec une petite société du nom d’e-consommables, qui vend des cartouches d’encre en ligne.
Alors certains me diront, pourquoi pas dans un domaine plus propres que le consomable informatique. 2 Raisons :
1/ Pourquoi choisir forcément un domaine propre alors qu’on peut en choisir un particulièrement polluant et travailler à le rendre propre. Ainsi, sous mon impulsion, e-consommables et la société de recyclage ecologik-buro sont actuellement en train de monter un partenariat pour sensibiliser les acheteurs et leurs permettre de facilement retourner leurs cartouches usagées.
2/ E-consommables.fr utilise un excelent outil de gestion et de comptabilité Open Source du nom d’openSi, développé dans les même locaux et dont le potentiel est plus qu’intéressant. Il permet une optimisation de la gestion d’une boutique en ligne, de gros gains de productivité et donc, au final, des prix affichés particulièrement compétitifs. (Si vous avez une imprimante et connaissez un peu les prix, allez vérifier par vous même).
Je continuerai quand même a poster de temps en temps, selon ma disponibilité (il faut savoir aussi que je marie cet été donc le temps libre risque d’être une denrée rare dans les semaines qui arrivent :))
Par contre, que les utilisateurs du moteur de recherche ne s’inquiêtent pas, je continue a le mettre à jour. (malgrès le retard accumulé ces dernières semaines dans les demandes de sites a intégrer).
Merci à Julie qui m’a fait découvrir ce nouvel outil très sympathique et à priori indispensable à tous les internautes écolos. (Ainsi que de m’avoir tiré de ma torpeur latente qui m’a litéralement empéché de poster des articles au cours des 2 dernières semaines :) )
Voici donc la toolbar ecoloinfo.
L’idée est de regrouper dans une barre : un moteur de recherche, des liens classés vers des sites sur l’écologie, un lecteur de flux RSS pré-sélectionnés, un notificateur d’email, un lanceur de programme, la météo de votre ville…Etc…
Il y aurait de nombreuses idées à creuser et d’évolutions a implémenter, j’espère que ce n’est qu’une première mouture.
J’ai proposé à Anne-Sophie de rajouter le moteur ekOolos dans les choix de recherche, ça pourrait rendre cette barre encore plus cohérente.
En tout cas, voilà encore une initiative personnelle comme je les aime, à suivre de près, d’autant plus que c’est bien évidement à but non lucratif.