Lancé le 19 juin 2008 en version béta, Greenzer, le portail de l’éco-consommation, fait aujourd’hui ses premiers pas sur la toile en version grand public.
Si les guides d’achats éthiques sont déjà nombreux sur la toile (eco-sapiens, Inakis, …) Greenzer se démarque sur 4 points intérressants :
– Un large panel de catégories de produits incluant les voitures, l’informatique et bientôt l’électroménager.
– Une technologie permettant de référencer des produits en fonction de 4 critères écologiques : labels et certifications, critères écologiques, principes d’éco-consommation, entreprises vertes et marques éco-responsables.
– Un système de notation de l’éthique (le greenzer score) sur certains produits, permettant en 1 coup d’œil d’avoir un aperçu de l’impact écologique. Le greenzer score est une synthèse de différents labels, certificats et autres systèmes de notations.
– Un site web ouvert aux US dès le départ, accessible à l’adresse greenzer.com.
Fondés par 3 jeunes Français diplômés de grandes écoles et forts de différentes expériences internationales, Greenzer ressemble à ce qui pourrait se transformer en une belle « succes story » à la française. C’est bien tout ce qu’on leur souhaite :)
« Vers une électronique plus verte » est le titre du dernier rapport de Greenpeace sur l’écologie high-tech. Paru le 6 Mars 2008, alors que le Cebit d’Hanovre battait son plein, il évalue une vingtaine de produits électroniques représentant la meilleure offre « éco-performante » du marché 2007.
En effet, Greenpeace a proposé à 22 fabricants leaders du marché high-tech de participer volontairement à l’étude en soumettant leurs produits les plus écologiques.
14 des entreprises démarchées ont fourni à Greenpeace les spécifications techniques de 37 produits. Les meilleurs de chaque catégorie (ordinateurs de bureau, portables, téléphones mobiles, PDA) ont été retenu.
Le rapport rend compte de l’évaluation des 20 produits finalement retenus.
L’organisation a décerné une note à chacun, en fonction de trois critères :
– l’utilisation de substances chimiques dangereuses (mercure, PVC, retardateurs de flamme bromés, antimoine, beryllium, phtalates…) ;
– l’efficacité énergétique ;
– le cycle de vie et le recyclage du produit.
And the winner is….Sony avec 3 produits au dessus de la moyenne dans les catégories ordinateur portable avec le Sony Vaio TZ11 (5,29/10), téléphone mobile avec le Sony Ericsson T650i (5,30/10) et PDA avec le P1i (5,10/10).
Hélas, ce sont les seuls produits obtenant une note supérieure à 5/10.
L’autre gagnant est Dell avec l’Optiplex 755 en Ordinateur de Bureau (4,71/10)
Je vous laisse le soin de découvrir les loosers par vous même. On notera tout de même que les évaluations dans la catégorie Console de jeux ont du être annulées, faute de produit. Nintendo et Microsoft ayant décidés de ne pas participer.
Le rapport complet, n’est plus disponible :)
J’ai récemment trouvé deux jeux sur l’écologie. Bien qu’ils soient datés, l’information restent à jour.
Tout d’abord, il y a le jeu d’Honoloko qui consiste à choisir des décisions qui influenceront l’avenir par des questions à choix de réponses. Bien entendu, pour ne pas faire durer infiniment le jeu, les effets de ses actions sont visibles immédiatement. Les graphiques sont de basse qualité mais le jeu contient un bon nombre de questions. Au bas de la page, il est possible de voir si nous avons les bonnes réponses ou non. En rejouant, vous vous apercevrez que les questions posées ne sont pas toutes les mêmes. L’interaction est minime. Si vous apparaissez dans les 10 premiers du classement, faites-nous le savoir !
Un conseil : Éteignez le son de vos haut-parleurs avant de jouer à ce jeu… La musique est atroce.
En second, je vous présente Écoville, un jeu de simulation. Nous sommes le maire et nous devons construire notre ville avec des critères de déchets, de pollution et d’énergie. On peut augmenter notre population, voir la gestion de notre ville, etc. Les possibilités sont nombreuses et le jeu nous permet même de sauvegarder des parties pour les reprendre une autre fois. Il y a quatre objectifs possibles à atteindre sur un choix de quatre cartes différentes qui modifient le relief du terrain. Deux autres modules sont aussi intéressants. Celui des fiches pédagogiques et l’autre des réflexes planétaires.
Au final, on considère bien que peu d’intérêt ont été apporté à la création de ses jeux. Malgré tout, un effort a été fait pour aider à l’information et à la sensibilisation des gens sur les thèmes de l’écologie, de la consommation responsable et des problèmes environnementaux. Petit à petit, on s’en vient à créer des jeux interactifs sur l’environnement avec de la qualité. Plus ils seront complet et plaisant, plus ils auront d’impact et toucheront un maximum de gens.
Il y a quelques mois de cela, l’idée de générer de l’électricité grâce aux machines dans des salles de muscu m’avait effleuré l’esprit. Comme pour les lampes a dynamo, pourquoi ne pas récupérer l’énergie de votre vélo d’appartement ou de votre rameur pour recharger votre portable ou mieux, vous éclairer ou faire marcher la télé pendant que vous pédalez….
Dans une salle de sport, toute une batterie de ces machines pourrait peut-être faire baisser la facture électrique.
J’imaginais même réduire le prix d’abonnement des meilleurs pédaleurs ou rameurs, histoire de les motiver encore plus, pour leurs santés et leurs portefeuilles :)
La bonne blague était même d’avoir imaginé un système ou un patron peu scrupuleux pouvait revendre des dopants à ses clients pour améliorer ses performances énergétiques… Allez expliquer aux douaniers que l’EPO dans la valise là, c’est pour lutter contre le réchauffement climatique :)))
Bref, blague à part, les Américains sont encore passés par là et apparemment ça marche déjà.
Petit cocorico quand même, le Lucien dans le reportage a un fort accent français :)
Même si l’énergie générée ne doit pas représenter grand chose, ce système présente quand même l’avantage de faire d’une pierre trois coups : vous faire du bien, réduire la facture électrique et lutter contre le réchauffement.
Et si toutes les salles de sports du monde étaient équipées ainsi, ça représenterai peut-être l’énergie d’un petit parc éolien. Pourquoi pas :)
50 millions de téléphones portables actifs en France en 2006.
La durée moyenne de conservation d’un mobile avant le prochain rachat est de 18 mois, en France.
7 à 10 millions de tonnes de Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE) sont produits par les Européens chaque année.
Moins de 10% des DEEE étaient collecté proprement en France en 2006.
Aujourd’hui, les DEEE les mieux traités sont les appareils électroménagers. Plusieurs raisons à cela : ils existent depuis plus longtemps que les appareils électroniques, ont une durée de vie plus longue, sont de conceptions beaucoup moins complexe et ne deviennent pas obsolètes au bout de 3 ans comme les ordinateurs ou les téléphones portables.
L’urgence est donc plutôt du coté des déchets électroniques, et d’autant plus qu’ils sont bien plus dangereux. Par exemple, sur les mobiles de la génération précédente, le cadmium présent dans une batterie peut polluer jusqu’à 600 000 litres d’eau.
Heureusement, en cette deuxième partie de décennie, la sensibilisation du public aux problèmes environnementaux est exponentielle. Les pouvoirs publics sortent des réglementations intéressantes et des associations ou des sociétés se lancent dans l’aventure du recyclage.
S’il existe depuis 1999, en France, une réglementation en vigueur pour la collecte et le recyclage des piles et accumulateurs (Décret 999-374 du 12 Mai 1999), ce n’est que depuis 2005 qu’est imposé la collecte et le recyclage des téléphones mobiles usagés (Décret 2005-829 du 20 Juillet 2005), traduction d’une directive européenne datant de 2003.
Suivant la hiérarchie environnementale préconisée par la directive DEEE, le traitement est effectué suivant 4 filières :
1. Réutilisation : Les combinés en bon état nécessitant peu de réparations peuvent être remis en vente sur les marchés émergeant
2. Récupération des composants : Les composants des téléphones endommagés sont récupérés afin de pouvoir être utilisés comme pièces détachées.
3. Recyclage des matériaux : Les téléphones très anciens ou très sérieusement endommagés sont traités pour récupérer les matières premières.
4. Elimination : Grâce aux étapes précédentes, moins de 1% du volume des téléphones collecté est éliminé vers les décharges. Certaines matières sont incinérées pour la production d’énergie au plan local.
Il est vrai que c’est loin d’être parfait, mais l’avancée est là et bien là.
Voici la liste des organismes que j’ai identifié à ce jour, ils ont souvent des points de collecte dans toute la France, n’hésitez pas aller sur leurs sites si vous avez gardé de vieux mobiles dans vos tiroirs.
mobile-vert.com est une société qui propose une solution de recyclage des téléphones mobiles usagés (batteries et chargeurs compris) et qui respecte un engagement social en ayant mis en place un partenariat avec les Ateliers du Bocage et Triem, deux entreprises de réinsertion par le travail appartenant au mouvement Emmaüs.
mobile-recyclage.com est une association du Sud-Ouest qui propose de leur faire parvenir gratuitement vos téléphones en payant les frais d’envoi et soutient le Sidaction grâce à l’argent généré.
fonebak.fr est une société internationale présente dans plusieurs pays Européen, qui propose différents types de collectes et permet aussi de soutenir des associations.
ecologik-buro est une société qui propose un service gratuit de collecte et de recyclage, de téléphones portables et de cartouches d’encre.
lvl.fr propose aux entreprises de récupérer gratuitement cartouches et téléphones portables usagés par l’intermédiaire d’une compagnie de transport.
Cette année, le nettoyage de printemps concerne aussi vos vieux téléphones :)
Pour commencer, une petite explication s’impose pour les non initiés. Le web2.0 c’est le nom que les influents ont donné à la version 2 du web. On dira que le Web1.0 c’est , par exemple, un site dont le contenu est rédigé par l’équipe du site et qu’il n’y a aucun moyen d’interaction. Le 2.0 naît quand l’utilisateur peut, par exemple, écrire un commentaire, ou encore mieux, quand il peut créer son propre blog à partir d’une plateforme de blog comme overblog, skyblog, myspace…. Le web2.0 désigne donc tout ce qui a attrait aux réseaux sociaux sur le net, à l’interaction entre utilisateurs, à la mise en place de services permettant à l’internaute de facilement créer son propre site. L’internaute 2.0 est donc actif et non pas passif comme son prédécesseur.
C’est là qu’intervient TreeNation, une société basée à Barcelone qui veut planter 8 millions d’arbres au Niger, formant une fresque représentant un cœur géant. Cette campagne de reforestation bénéficiera à la population du pays et contribuera à la lutte contre la désertification et la sécheresse. La réalisation de cette oasis géante est pensée écologiquement. En effet, aucun engrais chimique ne sera utilisé et l’eau viendra du sous-sol.
Quel rapport avec le web2.0 ? Nous y voilà !
C’est l’internaute qui aura à charge de choisir son arbre (Baobab Acacia Rônier…), de le payer et de choisir son emplacement parmi les millions disponibles. En contrepartie il aura droit à :
Son arbre à l’emplacement qu’il a choisi dans le parc.
Des outils virtuels pour suivre le développement et les progrès réels de l’arbre avec notamment une carte en 3D vectorielle (Voir l’image ci-dessus).
L’option de recevoir des photos de l’arbre.
Tree-Blog: un espace de blog pour écrire son contenu personnel, rajouter des photos et recevoir des commentaires.
La possibilité de partager ses idées, faire sa promo ou celle de son commerce…
Et surtout l’agréable sensation de faire une bonne action !
J’avoue que je trouve le concept très intéressant, même si j’aurai peut-être un petit bémol. Tree-Nation est une société commerciale qui, si je comprends bien, ne fait son chiffre d’affaire que sur l’argent des internautes pour l’achat d’un arbre. Reste à savoir si ils font des bénéfices et, si oui, ce qu’ils en font. Je leur laisse cependant le bénéfice du doute, c’est une équipe jeune et motivée, voici ce qui est écrit dans la FAQ : « En fait, nous sommes très fiers d’être une entreprise commerciale et d’utiliser nos stratégies d’affaires pour combattre les problèmes de l’environnement. Imaginez si 50% des entreprises du monde faisaient leurs profits d’activité bénéficiant à l’environnement ! »
Cette nuit, France 3 a re-diffusé un reportage sur LA catastrophe nucléaire du 20ième siècle : « La Bataille de Tchernobyl ». Je tiens a m’excuser auprès de l’équipe qui a réalisé ce documentaire, j’ai trouvé un TV-rip (récupération de l’image télé pour une diffusion en numérique sur le réseau) sur Dailymotion et je vais le laisser ce lien, pour qu’il soit visionnable par le plus grand nombre. Sinon ce même reportage est disponible en VOD, il suffit de chercher 2 secondes.
Je viens de le regarder, je suis stupéfait ! Je me rends compte que j’ignorais beaucoup de chose. C’est édifiant, monstrueux, inimaginable, sinistre…
Il dure 1h35, profitez du week-end pour le regarder, ça peut peut-être vous aider à choisir votre bulletin de vote et à vous demander vraiment si les 3 Milliards d’euros investi pour l’EPR de Flamanville ne seraient pas plus utiles pour des énergies propres.
Décidément, les meilleures idées du web sont souvent reprises pour des initiatives écolo-éthiques.
Ainsi après Ekopedia décliné de Wikipédia, Eco-sapiens décliné des guides d’achat, MonsieurPoulet décliné de Lafraise, voici Naturavox, décliné d’Agoravox le média citoyen.
Agoravox est, depuis 2005, un site d’actualités alimenté par des rédacteurs volontaires non professionnels. Ainsi, à la manière de wikipédia, tout internaute motivé peut devenir reporter en herbe. Cependant, la gestion du contenu, la présentation et la possibilité de commenter les articles en font un site d’actualités d’allure classique.
Joël de Rosnay le fondateur, explique dans son livre La révolte du pronetariat qu’internet révolutionne les médias, en démocratisant ce fameux 5ième pouvoir. Si le flux de l’information a toujours été de l’élite vers la masse, il est clair qu’aujourd’hui les blogs, les réseaux sociaux, les sites de partage de vidéo, les forums..etc… sont en train de changer la donne en profondeur.
Naturavox est donc le petit frère d’Agoravox mais sur des thèmes bien précis ayant attrait au quotidien naturel :
Santé naturelle.
Alimentation.
Environnement.
L’équipe éditoriale du site m’a proposé d’être rédacteur et récupèrera de temps en temps les articles de ce blog qu’ils jugent intéressants et en accord avec la politique éditoriale. D’ailleurs Il ont déjà publié un Article.
Pour quelqu’un qui a toujours préféré les sciences au français et à la philo, ça me fait tout drôle :)
J’avais déjà évoqué les précédentes éditions dans ce billet du mois dernier.
« Quel paradoxe de voir une entreprise chinoise récente comme Lenovo prendre la tête de ce classement, tout en bas duquel stagne la marque américaine mythique Apple synonyme de modernité » nous dit Yannick Vicaire, responsable de la campagne Toxiques de Greenpeace France.
C’est en effet du pays où finissent une grande partie des déchets électroniques mondiaux qu’est issu Lenovo, qui avait rachété en 2005 la division informatique grand public d’IBM. C’est une énorme amélioration pour ce fabricant qui était bon dernier de ce classement à la première édition et qui, aujourd’hui, est la première de ces entreprises à avoir mis en place des services de reprise et de recyclage dans tous les pays où sont commercialisés ses produits.
Nokia se fait donc ravir la première place tout en restant à une position très correcte alors qu’Apple stagne toujours en dernière position.
Bien loin de toutes les discussions de l’élite Internet s’interrogeant sur la pérennité du monde virtuel Second Life, je m’y balade toujours un peu de temps à autre et j’y ai fait la semaine dernière, une bien sympathique rencontre.
Marc Moana, artiste et fondateur d’une association qui mêle art et écologie.
Interview :
EkOolos: Bonjour Marc, de quand date votre association ?
Marc Moana: Nous avons commencé nos activités en juin 2004.
EkOolos: Quel est son but ?
Marc Moana: De proposer des expositions des ateliers des évènements dans tous les domaines de la création contemporaine sur le thème écologie x 3: naturelle, sociale, psychique. Autour de la notion d’art transactionnel.
EkOolos: Vous avez donc déjà organisé des expositions ?
Marc Moana: En IRL(1) oui déjà pas mal et ici une pour le moment.
EkOolos: Où êtes vous basé IRL ?
Marc Moana: A Moulins dans l’Allier.
EkOolos: Depuis quand êtes vous sur Second Life ?
Marc Moana: Depuis 4 mois, je pense que nous sommes la première association française à s’installer sur Second Life.
EkOolos: Second Life sera donc aussi l’occasion d’organiser des évènements, qu’avez vous imaginé ?
Marc Moana: Nous allons lancer prochainement un concours international d’architecture écologique afin de sensibiliser autour de ces notions. Il sera doté d’un prix. Nous proposerons ensuite la réalisation qui aura remporté le concours en freebie, c’est à dire gratuitement pour tous.
EkOolos: Nous parlons d’architecture Réelle ou virtuelle ?
Marc Moana: c’est un concours d’architecture sur Second Life donc virtuelle, nous avons déjà montré de l’architecture écologique réelle dans des précédentes expos à Moulins. Il sera ouvert à tous et international, que l’on soit architecte ou pas
EkOolos: Des photos des expos sont disponibles sur votre site ?
Marc Moana: Oui bien sur, regarde à bio architecture je crois. On montre des réalisation créées en Autriche, très en avance sur nous dans ce domaine
EkOolos: Ok. Sinon en quoi consiste exactement l’architecture écologique virtuelle, et quels seront les critères de sélection ?
Marc Moana: Les projets devront proposer des innovations tant au niveau technique que sur les matériaux employés, bien sur il s’agit de « virtuel » alors cela devra être rendu « visible » et que cela ne reste pas purement conceptuel. Il faudra aussi de l’innovation aussi au niveau du style, c’est de l’architecture contemporaine.
EkOolos: Tu m’as parlé d’art transactionnel, j’ai cru comprendre que cela consistait à de la co-création d’œuvre, c’est ça ?
Marc Moana: Oui c’est ça, on est encore au début de la concrétisation d’œuvre transactionnelle. En fait pour nous l’art ne doit pas juste se donner à voir, que le public ne soit pas que « consommateur », mais que l’artiste accompagne chacun dans une co-création, que l’art devienne une expérience à vivre.
EkOolos: Je suis assez novice en Histoire de l’art, cela n’a t il jamais existé avant ?
Marc Moana: Ah bonne question, l’art n’est qu’une continuité. Pour faire rapide disons que les artistes ont commencé à s’interroger sur l’acte de créer en fonction de l’évolution de la société. Disons qu’avant le début du XX ième siècle on était plus dans la représentation. C’est avec les impressionnistes que les peintres ont changé leur façon de peindre en fonction des innovations de la société, des techniques, avec le cinéma, l’électricité….
EkOolos: Et par exemple aucun d’entre eux n’a jamais eu l’idée un jour de dire : Et si je peignais un tableau avec un autre ?
Marc Moana: Ce n’est pas tant l’idée de peindre avec un autre mais plutôt que l’artiste accompagne chacun dans un processus de création, avec ce qu’est la personne, cela peut être ses difficultés, ses blocages…etc..
EkOolos: Ok, je vois. Il n’y pas qu’un autre, il y a une multitudes d’autres.. le public..
Marc Moana: oui c’est pour cela que l’on parle d’art transactionnel transdisciplinaire. On est dans le champs de l’art mais aussi du social, de la science, du politique, dans une vision globale et interdépendante.
EkOolos: Et donc cet art n’est devenu possible qu’avec l’essor d’Internet et du web2.0 ou le modèle de co-création de valeur commence a être connu et reconnu.
Marc Moana: Il est vrai que les technologies numériques permettent de concevoir des dispositif interactifs et ouvrent des potentialités. Mais on peut faire de l’art transactionnel avec n’importe quel « média » de la terre, de la peinture, ….Ce n’est pas tant la technique qui compte mais le processus.
EkOolos: Cela reste un concept très récent quoi qu’il arrive, n’est ce pas ?
Marc Moana: Il n’y a pas , à ma connaissance, de personne qui a déjà utilisé cette notion, AIRE est un laboratoire de nouvelles façons de créer.
EkOolos: Peut on parler un peu de vous maintenant ? votre parcours ?
Marc Moana: Oui
EkOolos: Vous étés vous même artiste ?
Marc Moana: Oui, je suis artiste multimédia. Je fais des installations et j’accompagne mes créations de réflexions théoriques. ce sont ces réflexions qui m’ont amené à créer AIRE, j’en suis le porteur du projet. L’association Artefact en est la structure administrative. Je considère AIRE comme une création artistique à part entière. Je pense que on peut utiliser les processus que les artistes utilisent en les transportant dans d’autres domaines, le social, la science, etc… et inversement. En fait je ne partage pas la vision de l’art disons « commune »
EkOolos: d’où ma dernière question : L’écologie psychique, c’est quoi pour vous ?
Marc Moana: Comprendre comment chaque acte à des conséquence non seulement pour soi mais aussi pour tous, et savoir que l’on peut modifier ses comportements en co-création avec les autres
EkOolos: Merci Marc et bonne continuation :)
Le prochain évènement, fin Mars, présentera le travail de 2 artistes, autour de l’année polaire internationale. Ils sont actuellement à Caracas et interviendront sur Seconde Life à Aire pour une rencontre avec les visiteurs.
Toutes les informations sont disponibles sur aire-europe.org.