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Tout est dans l’article !

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iBqjlkBhjE2CRExTYaT2BqUePHMA

Voila vraiment le type de mesures qu’on attend des fabricants d’électronique.

Un sacré gaspillage en moins et un sacré coté pratique.

Vivement 2012

Bravo !!

En serveurs domestiques…

Pourquoi pas, c’est une idée de 01net.

J’avoue qu’en tant qu’écologiste et informaticien, je me suis souvent retrouvé avec des montagnes de vieux matériel en pièces détachées.
En faire un serveur pour la maison peut en effet être une bonne idée, mais petite réflexion quand même : les machines nouvelles générations vont être de plus en plus économes en énergies, et de plus en plus de déchèteries sont aptes à récupérer nos vielles bécanes.

Disons qu’avant on ne savait pas quoi faire du matériel, maintenant on commence à avoir du choix, ça avance…

Trouvé sur 01net, un article sur les projets de la commission européenne en matière d’économie d’énergie sur le matériel informatique.

Alors bientôt, sans doute, des stickers indiquant la consommation des ordinateurs mis en vente avec une note de A à G. Pas mal !
Vivement qu’ils s’attaquent à la manière dont sont fabriqués ces produits et à la manière dont ils sont recyclés. Ainsi je pense qu’on aura quasiment fait le tour du sujet.

Mais ça, à mon avis, c’est loin d’être gagné !

Apple se met a l'écologie

Après une forte pression de Greenpeace et du public suite aux classements désastreux de la marque à la pomme dans le rapport intitulé « pour une high-tech responsable » (Voir articles du 14 Mars et du 4 Avril ). Steeve Jobs, le mythique patron d’Apple, annonce enfin un changement de politique en matière d’utilisation des substances toxiques.

A lire, l’article sur le site de Greenpeace.

Photo : Chris Jordan

Photo : Chris Jordan

Commençons par quelques chiffres simples.

  • 50 millions de téléphones portables actifs en France en 2006.
  • La durée moyenne de conservation d’un mobile avant le prochain rachat est de 18 mois, en France.
  • 7 à 10 millions de tonnes de Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE) sont produits par les Européens chaque année.
  • Moins de 10% des DEEE étaient collecté proprement en France en 2006.

Aujourd’hui, les DEEE les mieux traités sont les appareils électroménagers. Plusieurs raisons à cela : ils existent depuis plus longtemps que les appareils électroniques, ont une durée de vie plus longue, sont de conceptions beaucoup moins complexe et ne deviennent pas obsolètes au bout de 3 ans comme les ordinateurs ou les téléphones portables.

L’urgence est donc plutôt du coté des déchets électroniques, et d’autant plus qu’ils sont bien plus dangereux. Par exemple, sur les mobiles de la génération précédente, le cadmium présent dans une batterie peut polluer jusqu’à 600 000 litres d’eau.

Heureusement, en cette deuxième partie de décennie, la sensibilisation du public aux problèmes environnementaux est exponentielle. Les pouvoirs publics sortent des réglementations intéressantes et des associations ou des sociétés se lancent dans l’aventure du recyclage.

S’il existe depuis 1999, en France, une réglementation en vigueur pour la collecte et le recyclage des piles et accumulateurs (Décret 999-374 du 12 Mai 1999), ce n’est que depuis 2005 qu’est imposé la collecte et le recyclage des téléphones mobiles usagés (Décret 2005-829 du 20 Juillet 2005), traduction d’une directive européenne datant de 2003.

Suivant la hiérarchie environnementale préconisée par la directive DEEE, le traitement est effectué suivant 4 filières :

1. Réutilisation : Les combinés en bon état nécessitant peu de réparations peuvent être remis en vente sur les marchés émergeant

2. Récupération des composants : Les composants des téléphones endommagés sont récupérés afin de pouvoir être utilisés comme pièces détachées.

3. Recyclage des matériaux : Les téléphones très anciens ou très sérieusement endommagés sont traités pour récupérer les matières premières.

4. Elimination : Grâce aux étapes précédentes, moins de 1% du volume des téléphones collecté est éliminé vers les décharges. Certaines matières sont incinérées pour la production d’énergie au plan local.

Il est vrai que c’est loin d’être parfait, mais l’avancée est là et bien là.

Voici la liste des organismes que j’ai identifié à ce jour, ils ont souvent des points de collecte dans toute la France, n’hésitez pas aller sur leurs sites si vous avez gardé de vieux mobiles dans vos tiroirs.

mobile-vert.com est une société qui propose une solution de recyclage des téléphones mobiles usagés (batteries et chargeurs compris) et qui respecte un engagement social en ayant mis en place un partenariat avec les Ateliers du Bocage et Triem, deux entreprises de réinsertion par le travail appartenant au mouvement Emmaüs.

mobile-recyclage.com est une association du Sud-Ouest qui propose de leur faire parvenir gratuitement vos téléphones en payant les frais d’envoi et soutient le Sidaction grâce à l’argent généré.

fonebak.fr est une société internationale présente dans plusieurs pays Européen, qui propose différents types de collectes et permet aussi de soutenir des associations.

ecologik-buro est une société qui propose un service gratuit de collecte et de recyclage, de téléphones portables et de cartouches d’encre.

lvl.fr propose aux entreprises de récupérer gratuitement cartouches et téléphones portables usagés par l’intermédiaire d’une compagnie de transport.
Cette année, le nettoyage de printemps concerne aussi vos vieux téléphones :)

Attention ! Ceci ne va pas sauver l’humanité, mais cela a le mérite d’exister. Lupo, une société Japonaise commercialise, au japon seulement, un boitier de PC en carton 100% recyclable. Le montage est facile, il suffit de détacher les parties prédécoupées et de plier en suivant les indications. C’est certainement mieux que des boitiers en plastique, mais est ce mieux que ceux en métaux ? recyclables eux aussi. Je me pose la question.

De plus, n’oublions pas que les éléments les plus polluant, dans un ordinateur, sont, et de loin, les composants électroniques.

En tout cas chez Lupo on doit bien se marrer, il font même des robots en carton :)

Le 3 Avril 2007, Greenpeace a publié la 3ième édition du guide pour une high-tech responsable.

J’avais déjà évoqué les précédentes éditions dans ce billet du mois dernier.

« Quel paradoxe de voir une entreprise chinoise récente comme Lenovo prendre la tête de ce classement, tout en bas duquel stagne la marque américaine mythique Apple synonyme de modernité  » nous dit Yannick Vicaire, responsable de la campagne Toxiques de Greenpeace France.

C’est en effet du pays où finissent une grande partie des déchets électroniques mondiaux qu’est issu Lenovo, qui avait rachété en 2005 la division informatique grand public d’IBM. C’est une énorme amélioration pour ce fabricant qui était bon dernier de ce classement à la première édition et qui, aujourd’hui, est la première de ces entreprises à avoir mis en place des services de reprise et de recyclage dans tous les pays où sont commercialisés ses produits.
Nokia se fait donc ravir la première place tout en restant à une position très correcte alors qu’Apple stagne toujours en dernière position.

Source: Greenpeace

D’après un rapport de Greenpeace d’Août 2006 (mis à jour en décembre dernier), Apple, la marque informatique la plus Hype se targant du design le plus innovant de l’univers, est toujours la bête noire des écologistes.

Ce rapport évalue les plus grands fabricants de matériel informatique et mobile selon 2 critères principaux :

  • Capacité de ne pas fabriquer de produits contenant des substance polluantes dangereuses.
  • Capacité à recycler ses propres produits lorsqu’il deviennent obsolètes.

Apple se prend donc une note de 2.7 sur 10, aussi mauvaise que la précédente.

Après une campagne agressive de Greenpeace avec notamment le site greenmyapple.org et des dizaines de milliers de mails de clients envoyés à Steeve Jobs, le mythique patron de la pomme, il semblerait d’après les dernières rumeurs, que le problème soit enfin reconnu.

Ce rapport a apparemment eu un impact assez impressionnant chez certains fabricants qui ont du y voir une opportunité markéting non négligeable. La hi-tech n’est elle pas un marché particulièrement populaire chez les jeunes, eux même particulièrement préoccupé par les problèmes environnementaux.
Ainsi, quasiment toutes les marques se sont améliorées depuis Août 2006, Et c’est Motorola qui s’octroie la plus forte progression, passant de 1.7/10 à 6/10.

Reste a voir, comme se le demande Greenpeace : « who will be the first to go green ? » (qui sera le premier dans le vert ?)

A suivre …

Comment arriver a concilier high-tech et protection de l’environnement ?

La réponse est difficile. La high-tech est forcément une industrie polluante au niveau de la fabrication, mais pire, la gestion des déchets électroniques n’est pas encore vraiment une priorité.

En 2006, le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) estimait qu’entre 20 et 50 millions d’e-déchets étaient produits chaque année, soit environs 4000 tonnes par heure.

Sans parler de la consommation d’énergie. Sur son blog, le journaliste économique américain Nicholas Carr estime qu’un avatar de Second Life consomme en moyenne autant d’énergie qu’un Brésilien.

Internet est hautement energivore. Malgré des initiatives comme EnergyStar, les fabricants n’ont jamais vraiment travaillé sur la consommation électrique de leurs serveurs, dont les pires sont les machines bas de gammes, les plus vendus.
Certaines sociétés commencent malgré tout a prendre le pas. Ainsi, en Octobre dernier, Google annonçait la mise en place de panneaux solaires sur les toits de tous les bâtiments de leur campus à Mountain View dans la Silicon Valley. Générant une puissance de 1.6 mégawatts, le système permettra de générer 30% de l’électricité consommé dans les bureaux. Ce n’est pas rien lorsque l’on sait que Google compte environs 5000 employés à cette adresse.

Les fabricants ont l’air de s’y mettre aussi, par exemple HP communique sur des nouveaux serveurs plus économes en énergie.

Mais ceci n’est rien, rien de rien. L’industrie n’a que faire de la protection de l’environnement lorsqu’il faut réduire les coûts. Où ces machines sont-elles fabriqué ? Dans quelles conditions environnementales ? Quels sont exactement les matériaux ? d’où proviennent ils ? … et je ne parle même pas des conditions sanitaires et sociales des ouvriers dans certains pays.

Et oui, les temps sont durs quand on a la passion des nouvelles technologies et qu’on a envie d’être un minimum responsable.

Alors il faut en parler, je vais m’y atteler ici même avec une nouvelle catégorie « Recyclage high-tech« 

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